dimanche 30 août 2009

Piacere di conoscerla

Agostino Scalfi, directeur technique du tournoi, passe nous prendre à l’hôtel pour nous déposer au centre de congrès où a lieu le tournoi. Ca fait déjà une dizaine de jours qu’il est sur place pour assurer l’agencement des 6000 m² et la préparation technique du tournoi. Nous rejoignons Werner Stubevoll, l’arbitre international autrichien en charge du championnat, qui nous présente l’ensemble de l’équipe d’arbitrage déjà sur place. L’accueil est très chaleureux, je m’attends à une ambiance de tournoi conviviale, voire familiale en ce qui concerne l’équipe d’arbitrage.
Le championnat se divise comme de coutume en 10 tournois (de moins de 10 à moins de 18 ans, mixte et féminin). Avec Petar, nous serons tous les deux en charge des 51 tables retransmises en direct sur Internet (c’est en fait un mélange des premières tables de tous les tournois de 12 à 18 ans). J’apprécie cette responsabilité qui m’est confiée.

Fin du voyage

J’ai dit Porto San Giorgio ??? Ah oui, on a changé de bus à Porto San Giorgio pour monter à Fermo. Je ne sais pas si ça ennuyait notre premier chauffeur d’aller plus loin ou s’il s’agit d’une technique d’optimisation des flux de voyageurs, mais on se retrouve à 4 dans un bus de 53 places qui roule comme un dingue sur des chemins que je croyais réservés aux ânes ou aux piétons, détour par l’hôtel Bellavista (regardez sur internet …) pour déposer une dame et 20 minutes plus tard, nous voici arrivés à notre hôtel : l’Astoria. Plutôt sympa, l’hôtel ? 3 étoiles, chambre climatisée, balcon avec vue sur les collines, etc Bref, ça réconforte de ne pas se retrouver dans une chambre d’étudiant après un voyage pareil ! Le temps de prendre une douche et on se donne rendez-vous avec Petar et Branka à 17.30 pour rejoindre la salle de jeu.

Sur la route de Fermo

L’autocar suit tranquillement sa route (on en a pour 3 heures environ), nous discutons de choses et d’autres, nous reposons un peu de cette journée entamée tôt le matin … Vers 12.40, le chef de délégation israélien décroche le téléphone et ça a beau être de l’hébreu, j’ai tout de suite compris ce qui se passait … A 12.45, le bus s’arrête sur un aire d’autoroute : nous avons failli subir un détournement ! L’un de ses juniors a été perdu à l’aéroport … Bref, plutôt que de renvoyer le bus complet à l’aéroport, nous faisons un détour jusqu’à la prochaine agence de location et larguons le chef de délégation là-bas.
Suite du trajet sans encombre jusqu’à Porto San Giorgio.

La charade des bus

Je passe les détails, le bus A ne part pas, car il y a trop de passagers dedans. Nous patientons donc avec quelques chauffeurs, quand une conversation intéressante se produit :
Chef de délégation norvégienne : « We arrive from Norway, you’re the bus driver ? »
Chauffeur de bus : “Yes”
Chef : « So you’re driving us »
Chauffeur : “I don’t Know …”
On nous installe finalement dans un deuxième bus, avant de nous déménager dans un troisième quelques minutes plus tard – au moins on a passé ¼ d’heure confortablement assis avec la clim’.
Vers 12.00, nous déposons nos bagages bien accessibles dans la soute, car nous serons les premiers à descendre à Fermo, puis montons donc dans ce troisième bus, où il fait chaud, ça sent la transpiration des passagers qui ont eu chaud avant nous, mais nous partons enfin !!!

Mon premier bus

Après un coup de fil à l’organisateur pour obtenir plus de précisions sur le lieu de rendez-vous, je pars en quête d’une gare des bus, située non loin de là. Je trouve enfin un logo qui me plaît et m’empresse de saluer le chauffeur qui ne parle qu’italien, me faisant néanmoins comprendre qu’il ne savait pas quoi faire avec moi … Un peu plus tard, je comprends qu’il y a une multitude de bus dont la plupart des chauffeurs ne connaît pas la liste des passagers …

La coordinatrice du transport arrive un peu plus tard : elle va essayer de m’inclure dans le bus A. En attendant, je fais plus ample connaissance avec Petar et Branka Katanic, un couple d’arbitres serbes sympathiques (Branka était aussi à Dresde, mais nous n’avions pas eu l’occasion de nous côtoyer), qui me surnommeront l’arbitre masqué, vu que je ne semble pas apparaître sur les listes de passagers …

Dov’è l’autobus ?


Chouette, l’avion atterrit à l’heure, il ne reste plus qu’à récupérer ma valise et partir à la recherche de ce chauffeur qui m’attend. Ou pas … Les bagages ont dû s’arrêter prendre un cappuccino, car ils sont arrivés à 10 heures moins 10 seulement. Voyons le bon côté des choses, après la chaleur étouffante à la sortie de l’avion, la salle de retrait des bagages est agréablement climatisée ! La section du terminal où j’arrive est quasi déserte et j’ai beau chercher un logo Euro Youth 2009 ou une pancarte à mon nom : rien …

4.30, une bonne heure pour partir à l’aventure


L’organisateur m’a envoyé un billet d’avion : départ 7.00 de Roissy, arrivée 9.05 à Rome Fiumicino. « The driver of autobus wait for You and the other arbiter at the airport » plutôt rassurant, non ? Sachant que Julia a gentiment proposé de me deposer avec Viktor à l’aéroport, tout commence pour le mieux mais si c'est le coeur gros que je quitte ma petite famille !
Dans l’avion, mon siège se situe au niveau des issues de secours : pour une fois, je ne vais pas avoir les jambes coincées par le siège de devant, c’est cool !

samedi 29 août 2009

Euro Youth 2009


Cette année, c’est la 19ème édition du championnat d’Europe des Jeunes. Le pays organisateur est l’Italie qui accueillera 47 délégations dans la ville de Fermo. La France n’est malheureusement pas systématiquement représentée dans les grandes manifestations internationales, mais cette année, notre nouveau Directeur National de l’Arbitrage devait remplir ce rôle. A la suite d’un empêchement d’ordre personnel, la fédération me propose de le remplacer. Concomitamment (private joke …), en raison de la situation économique actuelle, mon entreprise impose de prendre au moins 4 semaines de congés cet été … J’accepte donc l’offre et me réjouis d’avoir une nouvelle opportunité d’aller à la rencontre de personnes, d’un pays et d’une culture qui me sont inconnus tout en ajoutant une nouvelle expérience de championnat international à mon cursus d’arbitre.

Au revoir Sagy ...

En novembre dernier, vous suiviez les Olympiades de Dresde jour après jour sur http://arbitredresden2008.blogspot.com/ - ce matin, je reprends le clavier pour créer ce nouveau blog, calé sur le fuseau horaire (GMT+01:00) Rome. Au temps des pirates informatiques et autres robots, il faut souvent prouver notre "humanité" en copiant quelques caractères uniquement identifiables (pour l'instant ...) par l'oeil humain.
Coïncidence ? Le mot du jour, c'est le nom du voisin, comme pour dire "Bye bye Sagy, ciao Fermo !"